Bourse : pression croissante sur les prix du pétrole malgré les tensions géopolitiques

Oil News: Is the Market Set for Losses as China’s Demand Weakens and OPEC+ Cuts Lag?

Pression accrue sur les prix du pétrole

Une pression supplémentaire est venue de l’OPEP+, qui a revu à la baisse sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2024 pour le cinquième mois consécutif. JPMorgan a renforcé le ton baissier en prévoyant un excédent de 1,2 million de barils par jour (b/j) en 2025, tandis que l’offre non-OPEP+ augmenterait de 1,8 million de b/j, tandis que la production de l’OPEP resterait stable. Ce surplus d’approvisionnement imminent pourrait aggraver le surplus du marché, maintenant les prix sous contrôle.

Pressions supplémentaires de la Réserve fédérale et de la force du dollar

La politique monétaire de la Réserve fédérale a joué un rôle crucial dans la formation des prix du pétrole. Le dollar américain a grimpé à des niveaux proches de ses plus hauts niveaux en deux ans en début de semaine, amplifiant les vents contraires pour le pétrole en le rendant plus cher pour les détenteurs de devises autres que le dollar. Bien que les données sur l’inflation se soient refroidies en fin de semaine, entraînant un léger repli du dollar, la prudence de la Fed concernant les futures baisses de taux a renforcé les craintes d’une croissance économique plus lente.

Des rendements obligataires plus élevés et des conditions financières plus strictes découlant de la position « plus élevée pour plus longtemps » de la Fed ont encore restreint l’optimisme du marché. Les coûts d’emprunt élevés ont soulevé la possibilité d’une baisse de l’activité industrielle et de la consommation d’énergie, renforçant les risques à la baisse pour la demande de pétrole.

Complexité géopolitique mais soutien limité

Les développements géopolitiques ont injecté de la volatilité mais n’ont pas offert un soutien significatif aux prix du pétrole. Le G7 a évoqué l’idée d’une application plus stricte des plafonds de prix du pétrole russe, mais l’utilisation par la Russie d’une « flotte fantôme » de pétroliers pour contourner les sanctions a atténué l’impact potentiel.

Une inconnue plus immédiate est apparue aux États-Unis, où le président élu Donald Trump a menacé de tarifs sur l’Union européenne si le bloc n’adresse pas son déficit commercial avec les États-Unis. Les commentaires de Trump ont suggéré que l’augmentation des importations de pétrole et de gaz des États-Unis pourrait atténuer les tensions commerciales. Cependant, la menace de tarifs a soulevé des inquiétudes quant à des mesures de représailles de l’Europe, potentiellement perturbant le commerce transatlantique et impactant les marchés énergétiques plus larges.

Entre-temps, l’Union européenne et le Royaume-Uni ont imposé des sanctions à 53 navires impliqués dans le transport de pétrole russe illicite, mais les analystes s’attendent à des perturbations minimales des flux d’approvisionnement à court terme.

Source : www.fxempire.com

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