Lien entre Bourse et Dépenses des Ménages : Risques pour l’Économie en 2025

Do frothy financial markets present risk in 2025?

Impact des marchés boursiers sur les dépenses des ménages en 2025

Il est dit que l’économie n’est pas la bourse. Cependant, la bourse est essentielle pour soutenir les dépenses des ménages. Dans notre économie contemporaine en forme de K, où les consommateurs à revenu élevé prospèrent tandis que ceux à revenu plus faible luttent, il est crucial de prêter une attention particulière au lien entre les valorisations des marchés boursiers et les dépenses des ménages pour surveiller les risques liés aux perspectives économiques en 2025.

La corrélation entre les valorisations boursières et les dépenses des ménages

Une étude de 2021 publiée dans l’American Economic Review suggère qu’à chaque dollar de richesse supplémentaire sur les marchés boursiers, les dépenses des consommateurs augmentent de 32 cents. Étant donné que la richesse totale des ménages aux États-Unis a atteint 170 billions de dollars, dont environ 2,8 billions de dollars proviennent des valorisations boursières à la fin du troisième trimestre de 2024, les risques liés à l’importance et à la direction de la croissance économique sont fortement liés à la bourse. Le S&P 500 a augmenté de 3 % au cours des trois derniers mois de 2024 à mesure que cette relation prenait de l’ampleur.

L’influence des valorisations boursières sur les dépenses des ménages en fonction des quintiles de revenu

Si l’on examine les dépenses moyennes totales par quintiles de revenu avant impôts, les ménages aspirant à la richesse et les ménages riches représentent 40 % des ménages totaux aux États-Unis, mais ils contribuent à hauteur de 66,64 % des dépenses globales. À mesure que les valorisations boursières augmentent, ces ménages se sentent plus riches et augmentent leurs dépenses en biens, services et logement. Ceux du quintile supérieur peuvent même utiliser les valorisations boursières et l’effet de levier pour prendre davantage de risques sur d’autres marchés financiers ou pour soutenir leurs propres stratégies d’investissement uniques.

Chart of spending by households broken down by income quintile

En revanche, les ménages pauvres, la classe ouvrière et la classe moyenne ne représentent que 33,6 % des dépenses globales. En cas de correction importante et persistante sur les marchés boursiers, les 60 % de ménages de ce groupe de revenu n’ont tout simplement pas les moyens de soutenir les dépenses globales à proximité des niveaux actuels.

En conclusion, une contraction notable des valorisations boursières pourrait conduire à ce que les deux quintiles de revenu supérieur réduisent leurs dépenses, mettant ainsi en danger la croissance supérieure à la normale dont profite actuellement le pays dans le cadre de ce cycle économique.

Source : realeconomy.rsmus.com

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